DELF B2 Production Orale : script d'entraînement (l'IA à l'école)
Un script d’entraînement complet pour la Production Orale du DELF B2, en version resserrée à 5 minutes. Il s’appuie sur un article d’Euronews consacré à l’IA et à l’apprentissage de la programmation. Il fait suite aux notes sur la présentation du sujet.
Support : article Euronews, « De l’écriture de code au raisonnement : l’IA transforme les compétences des jeunes programmeurs » (18/08/2026)
Repères sur l’épreuve
Version resserrée à 5 minutes. Structure : présentation du document, problématique, annonce du plan, avantages / inconvénients, conclusion.
1. Introduction et présentation du document (environ 45 secondes)
Je vais parler de l’utilisation de l’intelligence artificielle à l’école, en particulier dans l’apprentissage de la programmation.
Le texte sur lequel je vais m’appuyer s’intitule « De l’écriture de code au raisonnement : l’IA transforme les compétences des jeunes programmeurs ». Il a été publié sur le site d’Euronews le 18 août 2026.
Cet article part de l’Olympiade internationale d’informatique, organisée à Tachkent, qui a réuni 386 jeunes programmeurs de 97 pays. L’auteure pense que l’IA transforme profondément les compétences attendues, en déplaçant l’effort de l’écriture du code vers la réflexion sur le problème lui-même.
C’est un sujet qui me concerne directement, car j’utilise moi-même des outils d’IA dans mon apprentissage.
En lisant ce texte, plusieurs questions me sont venues à l’esprit. Si l’IA écrit déjà le code à notre place, à quoi bon encore l’apprendre ? Faut-il continuer à enseigner les bases de la programmation, ou l’IA rend-elle cet apprentissage inutile ? Alors je me suis posé la question suivante : « Que doit encore apprendre un élève aujourd’hui, si l’IA peut faire une grande partie du travail à sa place ? »
2. Annoncer le plan (environ 15 secondes)
Dans un premier temps, je présenterai les avantages de l’IA dans l’apprentissage. Dans un second temps, les inconvénients. Pour finir, je ferai une conclusion.
3. Les avantages (environ 1 min 45)
D’abord, l’IA permet aux élèves de passer moins de temps sur des tâches répétitives, comme la transcription du code, pour se concentrer davantage sur la réflexion. Un médaillé d’or explique même qu’il s’inspire de la façon dont l’IA raisonne pour progresser. Je trouve cet usage intelligent, car l’IA devient alors un outil pour progresser, et non un simple générateur de réponses.
Ensuite, cette évolution rejoint ce que l’on observe déjà avec la calculatrice en mathématiques. Elle n’a pas supprimé le besoin de comprendre, elle l’a recentré sur la compréhension plutôt que sur le calcul mécanique. L’IA pourrait jouer un rôle similaire, à condition d’être bien encadrée.
4. Les inconvénients (environ 1 min 45)
Un point soulevé par une concurrente suisse mérite d’être souligné : l’intuition ne vient pas de l’outil, elle vient de la pratique. Je partage cette inquiétude : un élève qui utilise l’IA avant d’avoir acquis les bases risque d’en devenir dépendant, sans pouvoir corriger ses propres erreurs.
Ensuite, le président de l’Olympiade défend une position ferme : selon lui, sans bases solides, on ne peut pas réellement utiliser l’IA de façon pertinente. Il propose de renforcer, dès l’école primaire, la pensée computationnelle, c’est-à-dire apprendre à formuler un problème avant même d’écrire un programme. Je partage cet avis. Sans ces fondations, l’élève subit l’outil au lieu de le maîtriser.
5. Conclusion et ouverture (environ 30 secondes)
En conclusion, ce texte illustre un débat qui dépasse l’informatique, celui de la place de l’IA dans l’apprentissage en général. La bonne réponse n’est ni de refuser l’IA à l’école, ni de la laisser remplacer l’effort d’apprentissage, mais de repenser ce que l’école doit enseigner en priorité, pour que les élèves restent capables de piloter l’IA plutôt que de la subir.
Je me demande alors si nos programmes scolaires évolueront assez vite. Il faudrait que l’école agisse avant qu’il ne soit trop tard. Il faut que les élèves comprennent l’IA pour la maîtriser. Est-il possible que l’école s’adapte à temps ? Faut-il aussi que les entreprises d’IA soient tenues responsables de leurs outils ? Il est encore possible que nous formions les talents de demain grâce à la puissance de l’IA.